Action Toxicomanie
Revue Action Toxicomanie
Outils de prévention
Substances
Jeu excessif
Testez vos connaissances
Liens
Nous rejoindre

-- Jeunes

- 17 juin 2009
Prendre un petit coup c’est agréable…mais ça peut coûter cher! L’été est enfin arrivé, le soleil, la chaleur, les gou [...]

-- Parents // Intervenants

- 17 juin 2009
Prendre un petit coup c’est agréable…mais ça peut coûter cher! L’été est enfin arrivé, le soleil, la chaleur, les gou [...]

-- Demande d'informations

Cliquez ici
 

nouvelles [parents // intervenants] :


[ 17 juin 2009 ]
Prendre un petit coup c’est agréable…mais ça peut coûter cher!

L’été est enfin arrivé, le soleil, la chaleur, les gougounes et les 5 à 7, sur les terrasses aussi. Mais qui dit terrasse, dit boisson. Une bonne frette, ça peut faire du bien, si c’est pris de façon modérée. Encore là, pour profiter du beau temps et ne pas avoir de trouble, il faut se préparer à l’avance. Par exemple, comment vais- je revenir à la maison?
Pour commencer, saviez-vous qu’au Québec, 86 % des hommes et 77 % des femmes de 15 ans et plus consomment de l'alcool? (SAAQ). L’alcool au volant est la cause de 30 % des décès, de 18 % des blessés graves et de 5 % des blessés légers, lors des accidents de la route. (SAAQ) L'alcool au volant concerne tout le monde. Des statistiques du Bureau du coroner et de la Société de l'assurance automobile du Québec précisent qu'en 2000, près de 40 % des conducteurs décédés sur la route avaient bu de l'alcool.
Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, tous, à l'occasion, peuvent être confrontés à cette situation. Vous n’êtes pas plus à l’abri qu’un autre. Quelquefois sous l’effet de l’alcool on se croit invincible et pas si pire que ça, mais dans le fond on «pète la balloune» et on peut être dangereux pour soi ou pour les autres. Car ta prise décision se fait de façon beaucoup plus lente que lorsque tu es à jeun. C’est peut-être une fraction de seconde plus lent, mais il a le temps de s’en passer des choses durant ce temps. Une fraction de seconde c’est le temps qu’un enfant qui coure après un ballon dans la rue ou encore qu’un chevreuil saute devant ta voiture, etc.

Pour éviter qu’une telle chose se produise, il faut prévenir le coup avant. Voici quelques suggestions :
Décider avant de boire qui sera le conducteur désigné (celui-ci doit être apte à conduire, pas trop fatigué, à jeun d’alcool et de drogues).
 Ne pas boire plus d’une consommation environ à l’heure.
Appeler un taxi ou un service de raccompagnement.
Appeler un ami ou un parent pour venir vous chercher.
Si vous êtes chez quelqu’un, demander de lui de dormir à la maison.
Si vous n’êtes pas trop loin, marchez, mais attention vous devez être en mesure de vous rendre à la maison de façon sécuritaire, car vous pouvez aussi être arrêté même si vous ne conduisez pas.

Conséquences familiales :
Vous avez perdu votre permis, maintenant c’est vous qui demanderez à votre ado : «pourrais-tu me faire un lift ce soir ?» Quel exemple donnerez-vous à vos enfants. Leur confiance envers vous risque d’en prendre un coup.

Conséquences judiciaires dues à la conduite avec les capacités affaiblies :
De plus, si vous vous faites arrêter avec facultés affaiblies vous pouvez avoir de graves sanctions. Par exemple, vous pourriez avoir l’interdiction de conduire pendant 1 an pour une première infraction au Code criminel, la possibilité d’avoir un antidémarreur si le juge le permet, et une amende minimale de 600 $. Soyez conscient que plus votre délit est important, plus la sanction sera importante. La sanction peut aller jusqu'à l’emprisonnement. Par le fait même, c’est pour ces raisons qu’il ne faut jamais prendre son auto lorsque l’on est en état d’ébriété et qu’il ne faut jamais embarqué avec quelqu’un qui a bu. Car l’alcool, est un dépresseur, ce qui veut dire que vous avez peu ou pas d’inhibition et que vous avez beaucoup plus de difficultés à faire des choix réfléchis.

Prévention
D’une autre part, si vous voulez prendre votre véhicule après une soirée, vous devez attendre minimum 1 heure après chaque consommation, vous devez espacer vos consommations, boire de l’eau régulièrement et manger en même temps, ou du moins avant, de boire. Bien sûr, ces conseils ne s’appliquent pas si vous abusez de l’alcool. Par ailleurs, si un proche veut prendre son auto et qu’il a bu un verre de trop, c’est dans votre devoir de l’empêcher de poser ce geste. Faites un pacte entre vous que jamais vous allez remettre les clés à un proche qui a bu de l’alcool. Rappelez- vous qu’un accident est si vite arrivé!

[ 11 mai 2009 ]
Journée mondiale sans tabac le 31 mai

Action Toxicomanie Bois-Francs est fier de souligner la Journée mondiale sans tabac, célébrée le 31 mai de chaque année. Cette journée a pour but d'attirer l'attention sur les ravages du tabac et les décès et maladies qu'il engendre.
Nous avons certes réalisé de grands progrès cette année, mais il reste encore beaucoup à accomplir. Le tabagisme demeure la principale cause évitable de décès au Canada. Plus de 45 000 Canadiens, dont au moins un millier de non-fumeurs, meurent prématurément chaque année à cause du tabagisme. Au Québec, le tabac tue 36 personnes par jour ce qui conclut qu’il y a environ 13 000 décès par année.
De nombreuses substances reconnues cancérigènes pour l’homme se retrouvent non seulement dans la fumée de combustion, mais également, pour plusieurs d’entre elles, dans la fumée secondaire.
Ainsi, l’exposition régulière à la fumée de tabac ambiante entraîne une augmentation du risque de cancer du poumon de 30% pour le non-fumeur, sans parler des effets secondaires gênants, comme l’irritation des yeux, du nez et de la gorge, la diminution de l’odorat et du goût, la mauvaise odeur imprégnant cheveux et vêtements.
Le tabac est mortel sous toutes ses formes, pour le fumeur et pour ceux qui l’entourent!

Ici dans notre région

Pour sensibiliser et se mettre en action, dans la région des Bois- Francs, un concours concernant les fumeurs et les non-fumeurs a été mise en place pour les élèves de l’école le Tandem Boisé en collaboration avec Action Toxicomanie Bois Francs. Notre concours se nomme Qui gagne… perd sa dépendance au tabac! Ce concours vise à encourager de saines habitudes de vie en sensibilisant les jeunes à mieux s’alimenter, à pratiquer des activités physiques et à cesser de fumer. Les élèves accompagnés de leur parrain ou marraine doivent participer à des activités dans le but de cumuler le plus de points possible. Le concours à débuter le 22 janvier et se terminera le 31 mai à la journée mondiale sans tabac ou les grands vainqueurs seront dévoilé.
Le 31 mai, de nombreuses activités se dérouleront partout au pays pour continuer la lutte contre le tabagisme. Pour plus d’information vous pouvez consulter le site de l’organisation mondiale de la Santé.
Alors, sur ce, faite en sorte que cette journée soit sans tabac et que nous respirons tous de l’air pur.


Julie Fortier
Intervenante Pivot

Source : Info-tabac et organisation mondiale de la santé

[ 3 avril 2009 ]
La marijuana à des fins médicales

Vous connaissez probablement le cannabis consommé de façon illégale ? Et bien, pour votre culture personnelle, il existe également du cannabis consommé et cultivé depuis 2001 de façon légale, mais pas sous n’importe quel prétexte.

Premièrement, pour avoir accès à la marijuana médicale, vous devez avoir une prescription de votre médecin. Par ailleurs, ce n’est que quelques médecins qui prescrivent de la marijuana. La question est très controversée. Bien sûr, le cannabis médical est prescrit aux patients lorsque les thérapies conventionnelles ne sont pas efficaces ou sont inappropriées pour ceux-ci. À ce moment, Santé Canada peut donner une licence de produire des quantités limitées de marijuana à une personne autoriser ou à une personne ayant été désignée par le détenteur d’une autorisation de posséder, de produire de la marijuana au nom de cette personne. Au Québec, seulement 117 médecins ont appuyé une autorisation de possession de cannabis à 259 patients contre 621 médecins qui ont appuyé une autorisation de possession à 1144 patients en Ontario.

Évidemment, il ne vous suffit pas d’avoir une grosse grippe pour avoir une prescription, vous devez souffrir de graves maladies par exemple le sida, le cancer, la sclérose en plaques, l’épilepsie ou des douleurs chroniques aiguës. Selon la maladie, le cannabis médical pourrait atténuer les nausées, les vomissements, les douleurs, les spasmes musculaires et pourrait augmenter l’appétit. Bien sûr, il est illégal pour toute personne de posséder, consommer ou de produire de la marijuana à d’autres fins que celles-ci.

Par ailleurs, vous vous demandez sûrement d’où provient le cannabis? Et bien, Santé Canada obtient la marihuana séchée et les graines de marihuana à des fins médicales de Prairie Plant Systems Incorpored, une entreprise spécialisée dans la culture, la récolte et la transformation de plantes pour la réalisation de produits pharmaceutiques et la recherche. La production de marijuana est très normalisée et sécuritaire. Prairies Systems Inc. a obtenu le contrat de Santé Canada pour la culture et la fabrication à des fins médicales en décembre 2000. Les patients peuvent acheter du cannabis séché ou des graines afin de cultiver leur propre marijuana en présentant une demande à Santé Canada.

Pour terminer, j’espère que vous êtes plus conscient des motifs pour lesquels, quelques médecins prescrivent de la marijuana à des fins médicales. Comme vous avez pu le constater le procéder pour obtenir du cannabis est pratiqué dans un cadre légal. N’oubliez pas que même si le cannabis est prescrit, les conséquences psychologiques et physiques sont tout de même présentes. Le taux en THC (la substance active qu’il y a dans la marihuana) prescrit à des fins médicales est un peu plus faible que dans la marijuana illégale, car le but n’est pas d’être en état de consommation, ni de guérir la maladie, mais bien de soulager les souffrances ou les douleurs reliées à celle-ci.

Annie Plourde
Éducatrice en prévention des toxicomanies

Référence : Le site de Santé Canada : www.hc-sc.gc.ca

[ 2 mars 2009 ]
Qu’est-ce que la salvia?

La salvia, une variété de sauge, est consommée depuis des millénaires au Mexique. Ce n’est qu’en 1939 qu’un botaniste anglais l’a répertoriée. Et voilà que 70 ans plus tard, ce psychotrope est disponible au Québec dans les boutiques. Cette substance ne figurant pas parmi les produits interdits par le gouvernement de Canada, elle se retrouve donc en vente libre et disponible à tous. Cependant, depuis 1992, comme par effet domino, la salvia est tombée dans l’illégalité dans plusieurs pays tels que ; l’Australie, Finlande, Danemark, Espagne, Italie, Corée du Sud, Suède et Belgique.

Les effets produits par Salvia divinorum ne ressemblent pas à ceux produits par d'autres substances psychoactives. En fonction de votre poids, votre sensibilité, la dose prise, la méthode d'ingestion et la puissance de la salvia utilisée, les effets peuvent varier de très doux à extrêmement violents. La salvia n'est aucunement une drogue de fête, bien le contraire : les personnes qui sont sous l'influence de la salvia ne sont pas interactives, mais ont une expérience hallucinante très personnelle.

Les gens qui consomment la salvia recherchent un état hallucinogène où le temps, l’espace et le monde des perceptions sont altérés. La salvia se présente principalement sous forme de feuilles séchées de couleur vert foncé.

Les effets peuvent être dévastateurs, tout particulièrement chez les personnes aux prises avec des émotions instables, la schizophrénie ou tout autre problème de santé mentale. Ces dernières doivent s'abstenir d'expérimenter ce psychotrope. Ce conseil s'adresse aussi aux adolescents et aux jeunes adultes qui n'ont pas atteint leur plein potentiel neurologique.

Donc, c’est pour cela qu’il est bien important de prendre le temps de bien s’informer sur cette drogue et d’être vigilant


Source : www.salvia.net

[ 2 février 2009 ]
Consommation et sexe… Ah oui! Pas sur!

La croyance populaire veut que lorsque nous sommes en état de consommation nous soyons plus « allumés ». En effet nous sommes plus excités, mais sommes nous vraiment capables de fournir à la demande?

La majorité des drogues vont avoir un effet sur l’inhibition de la personne. C’est-à-dire que le phénomène de gêne s’estompe et nous sommes vulnérables de faire des choses qui, en temps normal, nous ne ferions pas et que nous risquons de regretter plus tard lorsque nos amis vont nous rappeler ce qu’on a fait.

De façon générale, les gens retiennent que le côté positif des effets des drogues, mais laissez-nous vous informer des côtés négatifs et réels de la consommation de drogues sur votre sexualité.

Alcool : L’alcool augmente le désir, mais…L’alcool est un dépresseur du système nerveux central ce qui fait en sorte de diminuer l’apport de sang au niveau des organes génitaux ce qui a pour effet que les hommes peuvent avoir de la difficulté à avoir une érection et à la maintenir. Chez la femme, l’alcool fera en sorte qu’elle peut avoir de la difficulté à lubrifier et s’il y a relation, il peut y avoir des douleurs et même des lésions, la femme aura aussi des difficultés à obtenir un orgasme.

Le cannabis et tabac : Nous savons très bien que le tabac est nocif pour la santé en général et qu’au niveau de la santé sexuelle le tabac a ses impacts comme apporter des difficultés d’érections à cause des problèmes de circulation sanguine que cela apporte. Le cannabis apporte les mêmes inconvénients que la cigarette. Au niveau du cannabis, les sensations peuvent être modifiées au cours des premières minutes de l’effet. Par contre, lorsque l’effet est dissipé, une fatigue intense s’installe et peut apporter une perte de libido à long terme.

Les speeds : souvent avec les speeds … le consommateur obtient une augmentation passagère de la libido et une diminution de l’inhibition. Par contre, chez les hommes qui consomment plus, il peut être difficile d’obtenir une érection. Chez les filles qui consomment beaucoup, il peut être difficile de lubrifier, mais aussi la prise de cette drogue peut influencer le cycle menstruel.

L’ecstasy : L’ecstasy augmente la perception des sens, ce qui est considéré comme une hallucination, alors il est un mythe de croire que l’ecstasy est la drogue de l’amour. Par contre, il est certain que le désir d’être touché est augmenté, mais la réponse sexuelle elle n’est pas la même que le corps puisque le corps ne suit pas la demande. Encore, chez les garçons l’érection est plus difficile à maintenir voire même à obtenir s’il y a trop de consommation. Chez la femme, il peut aussi y avoir des problèmes de lubrification.

Le GHB : Le GHB crée les mêmes effets que l’alcool s’il est consommé seul. Pourquoi est-il surnommé la drogue du viol? S’il est mélangé à l’alcool, le GHB a des effets sédatifs qui peuvent mener à la perte de conscience ce qui facilite la tâche aux personnes qui voudrait abuser de quelqu’un, de là l’importance de protéger ses breuvages et de s’entourer de gens en qui l’on a confiance.

Les aphrodisiaques : Il y a plein de trucs vendus comme étant aphrodisiaques, la plupart de ces trucs sont des placébos, c’est-à-dire que leur effet est dû à la force de notre psychologie! Certains aphrodisiaques peuvent avoir un effet sur la circulation sanguine, mais il est important de bien s’informer sur le produit que vous voulez prendre et des contre-indications pour les personnes ayant des problèmes cardiaques.

Les problématiques en lien avec la consommation et la sexualité ne sont pas seulement d’ordre physique il peut y avoir aussi d’autres complications comme par exemple : oublier de se protéger, une grossesse non désirée, la transmission d’une ITSS et plus encore.

Le plus important à retenir est que peu importe la situation, la meilleure façon d’avoir du plaisir est de s’écouter et de partager avec notre partenaire ce que nous aimons lors de nos relations sexuelles. Les substances n’ont pas leur place et souvent, elles peuvent faire en sorte de décevoir puisque nous nous attendons trop souvent à beaucoup plus que ce que ces substances peuvent offrir.

Audrey Pellerin
EPT

Sources :cahier éduc alcool « les effets de la consommation abusive d’alcool »
http ://www.canoe.com/artdevivre/societe/article1/2007/04/12/3993080-fa.html
Drogues; savoir plus, risquer moins

[ 18 décembre 2008 ]
Semaine québécoise pour un avenir sans tabac
Du 18 au 24 janvier 2009

JE T’AIME ET PARCE QUE JE T’AIME

Cette année, la semaine québécoise pour un avenir sans tabac vous invite à réaffirmer votre désir d’un monde sans fumée par amour pour ceux qui nous entourent. Vouloir le bien de nos proches et souhaiter les garder avec nous le plus longtemps possible, n’est-ce pas une belle preuve d’amour ? Commencer l’année du bon pied en disant Je t’aime aux membres de votre famille, à vos enfants et à vos amis pour prévenir et réduire le tabagisme. L’amour est source de motivation et peut soulever des montagnes. Laissez-vous prendre au jeu !

Saviez-vous que…

Les cigarettes de contrebandes contiendraient jusqu'à cinq fois plus de sélénium, vingt fois plus de plomb, deux fois plus de mercure, sept fois plus d’arsenic et trois fois plus de cadium, une substance très cancérigène qui endommage les poumons et qui est liée au cancer des reins. En ce qui concerne le plomb, il est réputé pour atteindre les organes et le système nerveux.

LA NICOTINE : Elle est la principale responsable de la dépendance au tabac et des troubles cardiovasculaires.
La nicotine engendre des effets désagréables ; d’ailleurs, la plupart des gens se sentent étourdis et nauséeux à leur première cigarette. Malheureusement, le corps s’y habitue très vite et ces désagréments disparaissent rapidement, pour laisser place à une dépendance au moins aussi forte que la dépendance à l’héroïne. Une série de recherches ont permis de démontrer certains effets positifs de la nicotine (anti-douleur, anxiolytique, etc.) mais ces bénéfices restent minimes par rapport à ses effets néfastes.

LE GOUDRON : Une personne qui fume un paquet de cigarettes par jour absorbe l’équivalent d’une tasse de goudron par an.
Celui-ci se fixe sur les muqueuses des voies respiratoires et digestives et ses effets sur l’organisme ne se manifestent qu’à long terme. Il est le principal responsable de l'apparition de la bronchite chronique (insuffisances respiratoires très invalidantes) et de cancers.

LE MONOXYDE DE CARBONE :
Ce gaz très toxique passe dans le sang, où il se fixe sur les globules rouges, les empêchant ainsi de transporter l'oxygène dans toutes les cellules de l'organisme.

Le tabagisme est responsable de plusieurs maladies et il y a plus de 13 000 décès par années seulement au Québec. Réagissons tous ensemble pour que notre société soit en santé.

Alors, dites JE T’AIME…et offrez un monde sans fumée

Julie Fortier
Intervenante pivot en tabagisme
Action Toxicomanie

[ 27 novembre 2008 ]

Au frontibus, au neztibus, au mentonbus,…..en prisonbus
Il n’est plus des nôtres, il n’a pas fêté Noël comme les autres !!!


Noël, fête de joie, de bonheur et de famille. Pour certains, c’est ce que Noël représente pour eux. Pour d’autres, Noël est l’occasion par excellence pour virer une bonne brosse. Attention, une simple fête entre parents et amis peut tourner au drame rapidement.

Vous voulez vous être le mononcle ou la matante qui tombe sur les nerfs de votre famille cette année ? Voulez-vous avoir un chef d’accusation pour conduite en état d'ébriété ? Voulez-vous avoir un gros mal de tête pour le brunch de belle-maman le lendemain ? Il est vrai que noël est une belle période de l’année ou nous sommes en vacances et on relaxe. Par contre, personne ne veut avoir les désagréments d’un lendemain de veille !


Le petit guide du savoir boire de noël :

1ère : Ne pas boire du tout (les bonnes raisons à donner)
•Parce qu’on a du plaisir sans boire.
•Parce qu’on n’aime pas le goût de l’alcool.
•Parce qu’on veut se maîtriser en tout temps.
•Parce qu’on reconduit tout ce beau monde sain et sauf à la maison.
•Parce qu’on veut montrer l’exemple au plus jeune.
•Parce qu’on fait le Père Noël cette année et que le vrai Père Noël ne boit pas.
•Parce qu’on veut apprécier le mieux la bonne bouffe qui nous sera servie.
•Parce qu’on veut montrer au jeune que nous aussi on peut se coucher tard et qu’en boisson notre âge nous revient au galop.

C’est la façon la plus intelligente de passer un bon temps des fêtes. N’oubliez pas que pour avoir du fun, c’est à vous qui ferez en sorte que ce soit plaisant. Ce plaisir ne pousse pas naturellement dans les arbres. Il faut le planter pour qu’il puisse se propager. Initier des jeux à faire en groupe et où les rires fuseront. N’ayez pas peur du ridicule c’est souvent lui qui va effacer le fun, chanter, danser, riez…


2e : Boire modérément et de façon réfléchie
•Boire lentement en prenant plaisir de déguster.
•Prendre de la nourriture en buvant pour ralentir les effets de l’alcool.
•Limiter nos consommations en les espaçant ; dire oui1fois sur2 ou 3.
•Ne jamais vider son verre d’un seul coup ou à la paille.
•Désignez un chauffeur apte à conduire pour nous reconduire, un taxi, Nez Rouge ou un service de raccompagnement à l’avance, pas au moment de partir, vous aurez donc l’esprit en paix.
•Oubliez la chanson au frontibus pour cette année.

N’oubliez pas que ce n’est pas parce que vous avez fait attention et avez bu modérément que vous ne pétez pas la balloune, la fatigue, l’état d’esprit dans lequel vous vous trouvez, votre poids, votre taille, avez-vous mangé, etc.… La loi reste la même durant le temps des fêtes et le risque d’accident est plus élevé dans cette période de vacances.



3e : Rien faire qui est mentionné plus haut et se saouler à fond
•Le droit d’appeler son avocat pour conduite avec les capacités affaiblies.
•Passer sa soirée à vomir à la toilette.
•Pleurer sur l’épaule de quelqu’un de quelque chose qu’on ne se rappellera plus demain.
•Montrer à sa conjointe qu’il est vrai, qu’on peut être impuissant quand on a trop bu.
•Se lever avec un sérieux mal de tête.
•Passer son temps des fêtes à l’hôpital pour : une surdose, une cirrhose du foie, avoir voulu montrer à toute sa famille comment se casser une jambe dans les marches d’entrées… glissantes.
•Rassembler toute sa famille… pour nos funérailles…



Avec tout ceci, je vous souhaite un joyeux noël et une bonne année et n’oubliez jamais que la modération a bien meilleur goût. On se revoie en santé et avec toute votre tête en 2009.

[ 3 novembre 2008 ]

Comme à chaque année, à lieu la semaine de prévention de la toxicomanie du 16 au 22 novembre 2008. Nous tenons donc à vous informer au sujet des différentes activités déployées par notre organisme qui auront lieu en lien avec cette semaine. L’objectif principal de cette semaine étant d’informer et de sensibiliser les jeunes et les adultes sur le phénomène de la consommation d’alcool, de psychotropes et même au niveau du jeu excessif, car il s’agit d’un phénomène grandissant!

« Es-tu toxique ? », est le thème de cette année qui vise à rejoindre les jeunes de secondaire3, 4 et 5. Ce thème incite au débat. En effet, c’est un drôle de titre qui porte à la réflexion. C’est quoi un toxicomane ? Est-ce problématique de fumer un joint à l’occasion ? Virer une brosse juste pour le fun, oui, mais y-a-t-il un risque ? Où se situe la limite entre le plaisir et l’abus ? Comment se positionnent les jeunes en regard de leurs propres habitudes de consommation ? Avec ce thème, la semaine de prévention invite à la réflexion et aux échanges sur le sujet. Pour ce qui est des élèves de secondaire 1 et 2, le thème pour les sensibiliser est un porte-voix, un outil de communication qui transmet aux jeunes les saines habitudes de vie et qui invite également à la discussion. Et en prévention, en parler est bien souvent le meilleur moyen pour éviter les abus. Alors pour l’occasion, différentes activités auront lieu majoritairement dans les écoles secondaires et centres d’éducation aux adultes. Cette année, nous axerons également sur la consommation des boissons énergisantes qui prennent de l’ampleur chez nos jeunes et qui ne sont pas sans conséquence!

Tout d’abord, il y aura des kiosques d’informations dans chacune des écoles, les élèves auront la chance de participer à différents concours et jeu comme nos charades toxico. Et, des ateliers seront offerts. On fera également la distribution du matériel promotionnel de la semaine. Notre activité pour les Sec 1 et 2 est notre jeu-questionnaire le TOXICOGÉNIE revu et améliorer nouvelle version 2007!!! Les élèves auront sûrement bien du plaisir à y jouer et ils affronteront des profs, directions et intervenants. Qui gagnera la partie ? Peu importe, l’important c’est d’avoir du plaisir et tous seront plus sensibilisés sur le sujet. Ensuite, une toute nouvelle idée pour sensibiliser nos plus vieux, un concours de dessin sous le thème « Qu’est-ce qui te fait triper sainement ? » De plus, comme depuis plusieurs années, des petites pensées seront collées dans les endroits stratégiques des écoles.

Ensuite, en collaboration avec la table de concertation sur les dépendances Arthabaska/Érable, d’autres actions sont prévues. Le retour de nos napperons dans les différents restaurants de la région et la possibilité pour les citoyens de participer à un concours (voir les détails sur le napperon). De plus, il y aura des capsules radio ainsi que des kiosques dans les CLSC de la région.

Finalement, nous ferons une apparition à la télévision communautaire des Bois-Francs et nous donnerons également une entrevue à la radio! Le but étant toujours de sensibiliser le plus grand nombre de personnes possibles.

Donc, « Es-tu toxique ? » c’est à toi d’y voir !

[ 9 octobre 2008 ]

Il est un cauchemar pour certains, mais il facilite la tâche pour d’autres comme les agresseurs et les voleurs. Depuis son arrivée sur le marché noir, on soupçonne que le GHB a fait de nombreuses victimes et avec les années, la situation semble encore bien réelle. Il est donc important pour la population de s’avoir en quoi consiste le GHB.

Qu’est-ce que le GHB :

Le GHB ou acide gamma hydro butyrique a été inventé par nos voisins les Français, il y a de cela 40 ans pour servir comme alternative à l’anesthésie et aussi comme traitement à la narcolepsie (s’endormir brusquement à tout moment). Il a été retiré de la médecine dans les années 60 du au trop grand nombre d’effets secondaires. En 1990, le GHB refait surface comme drogue récréative. En effet, souvent cette drogue est utilisée de façon volontaire et avec le but de recréer les effets de l’alcool. Au Canada, la possession de cette substance est interdite depuis 1998. Malheureusement, le GHB est quelques fois utilisé à de mauvaises fins et pas seulement dans les grandes villes comme Montréal, mais aussi dans les petites banlieues et campagnes…

Le GHB, plus souvent connut sous forme liquide, mais peut aussi se présenter sous forme de comprimé pouvant se dissoudre dans les boissons. Inodore, incolore et insipide (sans saveur) le GHB est donc indétectable. Mélangé à de l’alcool les effets sont multipliés de beaucoup. Il est très difficile de mesurer l’ampleur des viols commis par le biais du GHB, car, pour toutes sortes de raisons, les victimes ne se rapportent pas aux services policiers ou se rendre trop tard à l’hôpital, donc impossible de déceler de la substance. Il d’autant plus important de se rendre en vitesse au centre hospitalier, de dénoncer ces actes répugnants et en éviter la banalisation. Par contre, il ne faut surtout pas oublier que dans la plupart des viols, c’est l’alcool qui avait été pris, car rares sont les personnes qui se méfient de cette drogue légale. De plus, n’oubliez pas que dans la majorité des cas, les victimes de viol connaissaient leurs agresseurs.


Les effets :

La victime, tout dépendant de la dose administrée, sentira de la somnolence rapidement et de l’amnésie, incoordination musculaire et des nausées. À plus forte dose, la victime perdra conscience, elle peut avoir des hallucinations, des vomissements, hypothermie et peut même tomber dans le coma. Malheureusement, la drogue ne reste qu’environ 8 à 12 heures dans le sang et l’urine de la victime. Il est donc très important de se rendre à l’hôpital le plus rapidement possible pour ainsi déceler la présence d’une telle drogue suite à une agression. Par contre, après 12heures le GHB se transforme en GBL substance que nous avons tous en nous. Des analyses peuvent se faire un mois suivant l’ingestion de cette drogue par la racine du cheveu, mais ces traitements peuvent être très coûteux.

Qui ? Où ? :

Depuis 1990, le GHB a malheureusement gagné beaucoup de popularité. En effet, d’après une étude réalisée en 2002, 18,6 % de la population québécoise ont pris de façon volontaire du GHB au cours de leur vie. Pris en moins grande quantité que celle utilisée lors d’agression, les effets ressemblent beaucoup à une grande consommation d’alcool. Les femmes de tous âges sont en grande majorité les victimes. Bien souvent, dans un endroit de rencontres sociales comme les bars, les parties, les raves, etc. Des places où il y a beaucoup de monde et habituellement où il y a de l’alcool. Les agresseurs choisissent leurs victimes, souvent des filles qui sont faciles d’approche, sociable, la plupart du temps sans copain à l’horizon, des filles voulant connaître de nouvelles personnes, un peu naïve… en fin du compte n’importe qui !

Lorsque cette substance est utilisée pour le genre masculin, c’est plus souvent pour voler la personne que la violer. Il profite de la perte de conscience pour saisir les clefs d’auto, de maison, bijoux, portefeuille pour l’argent, mais aussi les renseignements personnels comme où se trouve la maison. Donc, il est aussi important que les gars se surveillent eux aussi.

Prévention :

La meilleure prévention est celle qui commence tôt, dès la petite enfance. Par la promotion de rapports harmonieux, égalitaires et respectueux des sexes. Le sexe n’a pas de pouvoir, c’est seulement l’être humain qui décide d’avoir le pouvoir sur quelqu’un d’autre. À même titre, qu’on dit à son enfant que même si un adulte est en position d’autorité sur lui, il ne doit pas consentir à faire des choses dont il n’a pas envie comme des attouchements. L’estime de soi et la capacité d’établir et d’affirmer ses limites sont au cœur d’une amélioration de la vie en société. Mais malgré tout ce que vous avez fait pour protéger votre enfant, tout ce que vous lui avez montré pour éviter le pire. Le pire peut arriver malgré tout et même si une femme tente de se protéger du mieux qu’elle peut, il reste qu’elle a peu de contrôle sur les agissements de son agresseur. C’est donc aussi de dire à son enfant qu’il n’est pas à l’abri et que si jamais cela lui arrive CE N’EST PAS DE SA FAUTE, qu’il n’a pas à se sentir coupable et qu’il doit le dire le plus rapidement pour qu’il soit pris en charge au plus vite. Ainsi, les infirmiers pourront peut-être déceler la présence de GHB. Prélever du sperme qui contient de l’ADN et peut-être identifier l’agresseur, car n’oubliez jamais qu’il ne se souvient de quasiment rien de la situation : où, quand, comment cela c’est passé et combien était-il ? Voir aussi qu’il n’est pas contracté de maladies transmises sexuellement ou de grossesse non désirée.

Précautions à enseigner à votre enfant :

1.Garder en tout temps votre verre à l’œil : ne laissez jamais votre verre sur une table sans surveillance même si vous vous trouvez à proximité de celui-ci. Apportez-le partout où vous allez, pour danser ou aller aux toilettes et même si vous faites entièrement confiance à votre amie, elle oubliera peut-être de constamment le surveiller pour vous. Si vous vous rendez compte que vous avez omis de garder l’œil, 5 $ pour une consommation vous épargnera le pire.

2.«Se serrer les coudes » : Les mesures s’adressant à l’entourage se fondent surtout sur la solidarité au sein d’un groupe de personnes ayant des liens d’amitié ou de parenté, ce qui signifie compter les uns sur les autres pour se protéger et prendre soin des autres. Les comportements soudainement inhabituels sont un signe à prendre en considération, surtout pour une personne habituellement introvertie. Vaut mieux faire fausse route que de rester dans l’inaction et mettre en danger un ou une de ses amis même si celle-ci ou celui-ci demande qu’on le ou la reste tranquille. Il faut se rappeler que cette personne est probablement intoxiquée et en sera reconnaissante le lendemain, et par la suite, d’avoir bénéficié de la vigilance de ses amis. D’où l’importance de sortir en groupe.

3.Le chauffeur désigné : Bien entendu pour raccompagner tous ses amis en entier en voiture, mais aussi garder un œil sur ses amis et leurs comportements. Celui qui s’assure qu’il ne laisse personne derrière en quittant les lieux. Il peut aussi être la personne qui contactera les policiers ou le 911 en cas de détresse.

4.N’acceptez jamais de verre d’un inconnu : même si cela est flatteur et qu’en regardant la personne vous vous dites « Ben non pas lui voyons » vous ne savez jamais à qui vous avez à faire.

5.Conservez assez d’argent sur vous pour prendre un taxi au cas où.

6.Refuser les « nouveaux trips » qui peuvent paraître inoffensifs

7.En cas de malaise, de désorientation ou d’ivresse anormale, confier vos inquiétudes à une personne de confiance ou téléphoner à vos proches ou parents (même s’il est 3h du matin) pour qu’ils puissent venir vous chercher en toute sécurité et rester près d’un membre du personnel si vous vous retrouvez seule.


Pour conclure, tous ces trucs que vous pouvez enseigner à vos enfants, utilisez-les aussi pour vous, car vous ne savez jamais qui sera la prochaine victime.

[ 12 septembre 2008 ]
Un gang d’amis ou de rue?

Qui n’a jamais entendu parler des CRIPS ou des BLOODS. Le fameux phénomène de gang de rue et le recrutement? Comment faire pour déceler si mon enfant fait partie d’un gang? Est-ce qu’il existe vraiment dans les petites villes? Est-ce qu’ils font du recrutement et comment? Et finalement, comment puis-je prévenir que mon enfant fasse partie d’un gang.

Premièrement, le phénomène de gang n’est pas nouveau et évolue de manière cyclique, ce qui veut dire qu’il revient et qu’il part. Selon des chercheurs, il est clair que les gangs ne se limitent pas aux grands centres urbains, ils se répandent également dans les banlieues (Klein, 1995; Evans & al. 1999 : Starbuck, Howell, & Lindquist, 2001 ; Stincomb, 2002). Il est faux de penser que nous sommes à l’abri parce que nous ne restons pas dans les grandes villes. Les gangs opèrent plusieurs de leurs activités sexuelles commerciales à l’extérieur de Montréal. Bien souvent les recruteurs vont aller vers le meilleur endroit pour rencontrer des gens comme par exemple l’école. Il n’y a pas de meilleur endroit pour connaître de nouvelles personnes. De plus, le recrutement se fait de manière amicale fraternel. Les recruteurs vont habituellement donner des cadeaux, les inviter au restaurant, à des « partys ». Ensuite l’amour et la séduction rentrent en ligne de compte. Les filles vont voir le gang comme des héros, comme des idoles. Elles vont avoir l’impression qu’il ne vit que pour elle. Bref, elles vivent la lune de miel, une étape indispensable au processus d’affiliation. Il peut y avoir après cette étape des initiations, comme par exemple le « gangbang » ce qui consiste à un viol collectif, car qui ne rente pas qui veut dans le gang. Bien sûr, après la lune de miel vient toujours le désenchantement, mais à cette étape il est difficile d’en sortir comme la personne est impliquée physiquement, émotionnellement et psychologiquement.

Par le fait même, quels sont les signes qui peuvent nous faire croire que notre enfant est dans une gang? Il y en a plusieurs, en voici quelques-uns.

La personne modifie son style vestimentaire
La personne est discrète par rapport à ses sorties
La personne a de nouveaux amis et elle connaît que les surnoms ou les prénoms
La personne ne peut communiquer avec ses amis que par l’intermédiaire d’un téléavertisseur, d’un téléphone cellulaire ou par clavardage
Elle s’absente régulièrement de l’école, etc.

* tous ces signes sont des indices d’affiliation, ça ne veut pas dire qu’ils sont dans un gang. C’est en n’en parlant et en questionnant que vous allez déceler ce qui ne va pas.

Pour terminer, qu’elle est votre rôle en tant que parent pour éviter que votre enfant fasse parti d’un gang. Pour commencer, la loi du silence ne fait qu’amplifier la lourdeur de la problématique. Il est bon de s’intéresser à votre enfant, à ce qu’il est et à ce qu’il fait. Quels sont ses passions, ses goûts, ses intérêts. Intéressez-vous également à ses amis et aux endroits qu’il fréquente. Mettez des limites claires et raisonnables selon son âge. Discuter également avec vos enfants sur l’importance des vrais amis. Faites la distinction avec lui entre une gang d’amis versus un gang criminalisé. Parler ouvertement des relations interpersonnelles, de la sexualité et de l’influence des pairs. Bref, donner lui des bases solides pour qu’il puisse s’épanouir au sein d’un gang sain et pour qu’il développe des habiletés sociales adéquates. Il sera en mesure capable de mettre ses limites et d’aller chercher de l’aide auprès de vous ou d’un intervenant s’il y a lieu. Dites-vous bien que données des bases et une éducation saine à votre enfant c’est lui donner le droit de se faire confiance et de faire des choix gagnants pour son avenir.

Inspiré de la formation : Les gangs, nous en avons tous entendu parler, mais savons nous de quoi il s’agit. 8 décembre 2006.

Annie Plourde
Éducatrice en prévention des toxicomanies.

[ 19 août 2008 ]
Enfin, l’école recommence!

Le mois d’août est arrivé, vite il faut acheter les fournitures scolaires parce que l’école arrive à grands pas. Wô! Il ne faut pas oublier que l’été n’est pas terminé et que nos adolescents n’ont pas nécessairement hâte de recommencer l’école, contrairement à nous. Alors comment peut-on faire durer le plaisir des vacances sans épuiser le budget et l’énergie qu’il nous reste de nos vacances personnelles.

L’été c’est court, alors pourquoi ne pas en profiter vous aussi avec vos adolescents. Il n’est pas obligatoire de partir en vacances organisées à la plage ou de se rendre dans les centres récréatifs comme la Ronde ou aller au village vacance pour avoir du plaisir. Il s’agit de prendre du temps de qualité avec nos adolescents, comme les aider à trouver des activités avec vous ou avec les amis afin que vous puissiez les appuyer dans ce qu’ils font. Il est certain que si vous travaillez, il sera plus difficile de se rendre disponible, mais lors de vos temps libres, mettez les tâches domestiques de côté et passez du temps avec vos ados.

S’ils sont impliqués dans une ligue de soccer ou toute autre activité, suivez-les. Allez les encourager. Ils peuvent vous dire qu’ils n’ont plus besoin de vous, mais c’est toujours valorisant pour un ado de voir ses parents l’encourager dans ce qu’ils font et ce, peu importe l’âge qu’ils ont. Comme parents, montrer de l’intérêt pour ce que nos ados font est très important puisqu’ils vont sentir qu’ils sont appuyés et que ce qu’ils font et que ça a de la valeur. En même temps, vous pourrez socialiser avec les autres parents présents, ça vous fera du bon temps pour vous aussi.

Participez avec eux, lors des jours de pluie, à des jeux de société. Cette situation vous permettra de vous rapprocher et d’avoir du plaisir. Ces moments se rapporteront lors des fêtes et vous pourrez rire de ces moments longtemps, ce qui mettra de l’ambiance dans les rassemblements de famille.

Avec votre ados et peut-être même avec ses amis, vous pouvez les aider à trouver des idées intéressantes qu’ils peuvent faire pour passer le temps. Ils vous en seront reconnaissants et ils auront une plus grande confiance en vous. Le lien de confiance qui est développé entre vous et votre ado sera utile dans plusieurs situations à venir.

Le secret pour un bon succès, c’est de profiter du moment présent avec vos ados et ayez du plaisir avec eux.

Bonne fin d’été!

[ 14 juillet 2008 ]

C’est beau ‘raver’

Depuis un certain temps, on entend parler des raves. Ce phénomène est parti au milieu des années 80 en Europe et le Québec a emboîté le pas à partir des années 90. C’est bien beau tout ça, mais c’est quoi exactement un rave ?

Un rave est un rassemblement immense de personnes de tout style qui danse pendant des heures au rythme de musiques techno, qui se laissent allés sous les décibels assourdissants et les lumières délirantes, longtemps, longtemps, longtemps telles les piles Duracell . Ce rassemblement peut durer longtemps voire quelques jours, même une fin de semaine.

À la base, les raves sont des fêtes clandestines qui se font dans des champs dans les banlieues. Les informations de ces rassemblements se font à la dernière minute afin d’éviter d’aviser les autorités. Maintenant, les raves sont planifiés et organisés par des promoteurs de spectacles. Les billets sont même vendus dans des réseaux de billetteries. Les raves se font plus rares, mais ils sont planifiés pendant un long week-end. On les connaît sous le bal en blanc et le Black and blue. Puisque ces événements se font plus rares, il y a un autre phénomène émergent : les bars ‘After-hours’.

After-hours, ça le dit dans le titre. Ce sont des bars qui ouvrent après les heures d’ouverture régulières. Ces bars offrent la même ambiance que les raves, mais à plus petite échelle et de façon plus régulière. Ces bars se concentrent davantage dans les grandes villes où évidemment la vie de nuit est davantage possible. Ces bars respectent la loi et ne vendent pas d’alcool après 3 heures du matin. Donc, pour que la fête continue, les couche-tard font souvent appel aux boissons énergisantes telles Red bull et les autres ou encore ils consomment des drogues de synthèses (speeds) pour tenir jusqu’au bout.

Il est certain que tout ceci peut sembler intéressant pour performer et rester éveiller plus longtemps il faut tout de même savoir que ce genre de consommation de speeds apporte plusieurs inconvénients à court et long terme. Pour informer ados, jeunes adultes et parents, voici quelques informations sur les drogues de synthèse et leurs effets.

Effets à court terme :
• Fatigue accumulée
• Irritabilité
• Palpitation cardiaque
• Déshydratation
• Humeur changeante
• Anxiété, nervosité
• Insomnie
• Tremblements

Effets à long terme
• Problèmes circulatoires
• Problèmes érectiles
• Perte de poids due aux carences nutritives
• Dépression
• Troubles d’anxiété
• Douleur aux os (articulation)
• Agressivité

Après la description de ces symptômes, il est sûrement moins intéressant d’en consommer. Par contre, si vous continuez de consommer des speeds, il est important d’en prendre avec modération puisqu’il n’y a aucun contrôle de la qualité et que nous ne sommes jamais certains de l’effet que ça aura. Prenez qu’un seul produit à la fois. De cette façon, il est plus facile d’éviter une surdose et les mauvais effets. Buvez de l’eau ou des boissons du type ‘Gatorade’ qui vous permettra de vous hydrater afin de contrer la déshydratation. Un dernier truc, allez aux toilettes de façon régulière puisque sous l’effet des drogues de synthèse, on ne sent pas l’envie d’uriner.


Audrey Pellerin
Éducatrice en prévention des toxicomanies

[ 2 juin 2008 ]
Bal des finissants sécuritaire

Eh oui, votre ado est déjà en cinquième secondaire et qui dit secondaire IV, dit bal des finissants.
Voici donc quelques conseils qui vous permettront d’aider vos adolescents à vivre un bal des finissants sécuritaire et agréable.

1. QUEL EST LE PLAN? Connaissez-vous les projets de vos enfants à l’avance. Sachez où et avec qui ils seront. Parlez avec eux des mesures à prendre face aux situations difficiles qui pourraient se présenter, des mesures de sécurité qui seront en place lors des festivités et de la façon dont ils rentreront à la maison pour éviter qu’ils se retrouvent dans un véhicule conduit par une personne en état d’ébriété.

2. L’APRÈS BAL! Discuter aussi avec votre adolescent pour de ce qui est de l’après Bal. Informez- le sur la consommation d’alcool et de drogue. Dite lui que toute combinaison de substances augmente considérablement les risques d’être impliqué dans un accident mortel, car, les impacts négatifs de cannabis et de l’alcool s’additionnent. De plus, dites- lui qu’il peut vous téléphoner en tout temps et que vous irez le chercher à n'importe quelle heure et même s’il se trouve en état de consommation.

3. SOUTENEZ ET SURVEILLEZ. Exercer un contrôle raisonnable. Cela veut dire délimiter les attentes et développer des règles claires, raisonnables et applicables. Être un parent qui exerce du contrôle, qui est exigeant tout en étant chaleureux et réceptif plutôt qu’autoritaire ou permissif, constitue un facteur majeur de protection. Un des liens les plus clairs entre votre rôle de parents et la consommation de vos adolescents est la surveillance, même en votre absence. Attention, il faut trouver un juste milieu et faire confiance.

4. PARLEZ-EN. Discuter avec d’autres parents et avec la direction de l’école des mesures à prendre pour que les festivités du bal des finissants soient sans danger.

5. DONNER LE BON EXEMPLE. La meilleure façon d’enseigner à vos enfants un comportement responsable en matière de consommation d’alcool, c’est de donner le bon exemple. Encourager le dialogue avec vos adolescents au sujet de l’alcool et des autres drogues.


Vous savez, le meilleur moyen de savoir ce qui sera planifié lors de cette festivité, est de s’asseoir avec eux et d’ouvrir à ce sujet. N’ayez pas peur de communiquer et d’entamer des discussions qui amèneront de belles réflexions venant de votre part et de la part de votre adolescent.


Julie Fortier
Éducatrice en prévention des toxicomanies



Source : Association des intervenants en toxicomanie du Québec inc. et maddyoutth.ca

[ 2 mai 2008 ]
De l’énergie à l’éducation !

En tant que parents, nous ne sommes pas toujours à l’affût des produits qui existent en vente libre soit à la pharmacie ou au dépanneur du coin. Eh oui, il existe des produits qui contiennent un pourcentage élevé en caféine telle que, Wake up et les « pilules magiques » signées radio énergie. Vos enfants sont de plus en plus sollicités par ces produits avec leur emballage attrayant et leurs slogans tape-à-l'œil. Comment se démêler dans tous ça et comment guider nos enfants pour que ceux-ci ne se laissent pas influencer et fassent des choix éclairés.

Tout d’abord, en ce qui concerne les Wake up, il est important de rester vigilant. Ce n’est pas parce que ce produit est vendu en vente libre qu’ils ne sont pas dangereux. Il est important de respecter la posologie. Selon le conseil permanent de lutte à la toxicomanie, une consommation dépassant six comprimés ou six cafés par jour peut entraîner une sérieuse dépendance physique et psychologique nommée caféisme. De plus, une tasse de café équivaut à un comprimé de caféine. Or, lorsque l’on boit plusieurs cafés, notre estomac est rempli de liquide. Les consommateurs de café se lasseront de toute façon du goût, avant d’atteinte la limite dangereuse pour l’organisme. C'est pourquoi les comprimés de caféine peuvent être très dangereux pour la santé. Le corps ne donnera pas de signes d’intolérances. Une consommation excessive de caféine peut entraîner des conséquences graves, par exemple des convulsions, des vomissements et j’en passe.

Par ailleurs, beaucoup de personnes banalisent la caféine, car c’est un stimulant mineur et celle- ci n’est souvent pas considéré comme une drogue. Il ne faut pas oublier non plus que cette drogue est accessible pour les mineurs et qu’elle fait partie de leur quotidien. Ils ont particulièrement tendance à consommer de la caféine lorsqu’ils se sont couchés tard la veille, lorsqu’ils doivent étudier pour les examens ou pour tout simplement augmenter leur taux énergie. Une solution plus saine à apporter à vos enfants serait de leur dire d’organiser leur temps en fonction de leur horaire, de leur suggérer d’avoir une bonne nuit de sommeil, de prôner une alimentation saine de leur verbaliser l’importance de bien s’hydrater en consommant au moins 2 litres d’eau par jour. Ces bonnes habitudes de vie favoriseront leur concentration et leur vigilance intellectuelle.

Également, vous avez peut-être entendu que la station de radio énergie a mise en marché « la pilule magique ». Ces pilules aux couleurs attrayantes pour les mineurs avec des noms accrocheurs tels que Boost, D-Stress, X-Cité, R-Set ont pour effets de diminuer le stress, de donner de l’énergie ou de stimuler l’appétit sexuel. Selon la publicité, celles-ci s’adressent aux 18-44 ans. Par contre, rien n’empêche un mineur de s’en procurer. Madame Chantale Sojo, directrice du marketing chez Couche-Tard pour l’est du Canada indique : « Nous nous conformons aux lois de Santé Canada en mentionnant les ingrédients, les usages recommandés et les mises en garde. Évidemment, quel message lançons-nous à nos jeunes? Nous sommes en train de leur dire que pour performer ou lorsque l’on vit des difficultés quelconques nous devons utiliser un produit pour arriver à nos fins. Mais où sont passées les bonnes habitudes de vie et la capacité à aller chercher de l’aide? C’est à vous en tant que parents d’inculquer des valeurs saines à vos enfants pour qu’ils puissent prendre de bonnes décisions et pour qu’ils puissent résister aux pressions commerciales qui les entourent.

Pour conclure, il n’est peut-être pas toujours évident de guider nos enfants vers les bonnes valeurs dans une société de surconsommation comme la nôtre, par contre n’oubliez pas que vos êtes l’exemple et qu’en insérant dans votre quotidien de bonnes habitudes de vie et qu’en gardant le contact avec vos enfants, ceux-ci auront une bonne base. De plus, ils seront mieux outiller à faire face aux influences et peut-être seront-ils moins tentés d’aller vers des produits qui donnent de l’énergie artificielle. Une chose est sûre faire la prévention des drogues légales comme la caféine et l’alcool ou illégales avec vos enfants est le meilleur choix que vous pouvez faire pour leur avenir.

Annie Plourde
Éducatrice en prévention des toxicomanies inspirée du site
www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2008/08/20080313-211001.html.

[ 21 avril 2008 ]
La production commence tôt !!!


Eh oui, malgré l’été qui se fait attendre sous ces énormes bancs de neige, la production de cannabis commence bientôt. Vos jeunes risques d’être interpellé dans ce travail pouvant paraître attrayant, payant et facile, mais au combien risqué.


Pour les jeunes qui consomment, ce travail peut paraître encore plus idéal, car bien souvent les mariculteurs payent leurs « employés » avec de la marijuana qu’ils font pousser.

Divers comportements peuvent trahir leur travail par exemple :

 Si votre enfant s’absente plus souvent les soirs et la fin de semaine.
 Si votre enfant s’absente de l’école ou en revient plus tard qu’habituellement.
 Si votre enfant vous évite ou s’il se dirige directement dans sa chambre lors de son arrivée pour que vous ne remarquiez pas l’odeur que ses vêtements dégagent.
 Surveiller le comportement de votre ado, car la consommation est souvent gratuite et abondante (les stimulants peuvent y être fournis pour un meilleur rendement).
 Vers le début de l’été, vérifier les activités auxquelles votre jeune s’adonne et les coûts que cela peut engendrer versus leur revenu habituel.

Si vous remarquer un ou plusieurs indices chez votre enfant n’hésitez pas n’en parler avec lui. Mais attention, il ne sert à rien de réprimander votre enfant, car il est important de garder une bonne communication et de parler avec lui de tous les risques que cela peut engendrer et qu’au fond qu’il sache que vous ne voulez que son bien. Par la suite, vous pourrez établir avec votre enfant de quelle façon il pourrait gagner de l’argent légalement et sans risque.
Voici quelques informations concernant les risques qu’il peut courir :
Dossier criminel :
• Production de stupéfiants
• Production en vue d’en faire le trafic de stupéfiants
• Possession
• Possession en vue d’en faire le trafic
• Trafic de stupéfiants

Le fait d’avoir un dossier peut lui nuire pour le restant de ses jours, au niveau du travail, il ne pourra pas travailler dans : L'investissement et le domaine bancaire
• La garde d'enfants (toute carrière concernant la supervision d'enfants)
• Le gouvernement
• Les assurances
• L'enseignement (tout poste dans un lieu d'enseignement)
• Le bénévolat
• Le domaine hospitalier, les soins de santé, la médecine dentaire
• La protection contre l'incendie
• Le domaine policier
• Le domaine juridique
• La massothérapie, la physiothérapie
• Le travail social
• La sécurité, les centres correctionnels
• Etc.

Par la suite, vous pourrez établir avec votre enfant de quelle façon il pourrait gagner de l’argent légalement et sans risque. Que vous serez là pour l’aider dans ses démarches et que vous lui donnerez tout le soutien possible. N’oubliez jamais que plus il y aura de communication entre vous et votre adolescent(e) plus vous aurez confiance en votre jeune et plus il aura confiance en vous et saura que votre porte est ouverte à ce genre de conversation.

[ 26 mars 2008 ]
Médicament ou drogue?

On entend souvent que de la drogue provient du milieu pharmaceutique, donc est-ce qu’un médicament est une drogue? Et l’inverse est-il vrai aussi?

Plusieurs drogues que nous retrouvons sur le marché noir étaient, à l’origine, des médicaments prescrits par les médecins. Par contre, la plupart de ces drogues ont été extrêmement modifiées. Il est donc très rare maintenant de retrouver des molécules pharmaceutiques dans les dogues que l’on retrouve dans les rues. Prenons pour exemple l’amphétamine, cette drogue autrefois prescrite par les médecins (avant les années 60) servait à contrer les symptômes de dépression mineure et les problèmes d’obésité. Avec les recherches et les études, les scientifiques ont démontré qu’il y avait trop de risques et d’effets secondaires reliés à ce médicament et l’ont retiré du marché. Cependant, ce qui est retiré du domaine médical se retrouve rapidement sur le marché noir et à un prix exorbitant. Ce qui coûte cher est beaucoup plus difficile à vendre. De ce fait, avec les années nous retrouvions de moins en moins de molécules pharmaceutiques et elles sont remplacées par des produits chimiques tels que acide sulfurique, acide iodhydrique, du drano et tous les produits en vente libre dans les quincailleries.

De plus, il existe deux catégories importantes dans les médicaments ceux qui ont un effet sur ton corps et ton esprit comme les antidépresseurs et antipsychotiques et ceux qui ne font d’effet que sur ton corps comme l’acétaminophène (Tylénol®), l’ibuprophène (Advil®). Pris sous prescription ou suivant la posologie (ex. : 1 comprimé aux 4 heures et ne pas dépasser 4 comprimés par jour) ces produits sont rarement dangereux pour l’Homme lorsque la posologie est bien respectée, car ils ont une fonction analgésique ou anti-inflammatoire et qui n’agit pas vraiment sur ton mode de pensée et ton comportement. Si tel est le cas, consulte ton médecin le plus rapidement possible. Cependant si tu ne suis pas la posologie et que tu en ingurgites plus cela n’aura sûrement pas d’effet sur ton cerveau, tu n’auras pas l’impression d’être gelé, mais tu pourrais causer d’énormes dommages à tes reins, ton foie, ton pancréas, ton estomac et tout ton corps. Pris avec de l’alcool, les effets dommageables sur ton système ne seront qu’activés davantage.

La catégorie des antidépresseurs et antipsychotiques est celle ou c’est médicament aura autant un effet sur ton corps que sur ton esprit, mais ATTENTION. N’oublie jamais que ces médicaments ont une fonction très spécifique sur une partie très précise de ton cerveau. Lorsqu’un médecin prescrit un tel médicament, c’est que la partie du cerveau ne fonctionne pas adéquatement et que la prise d’antidépresseur ou d’antipsychotique est nécessaire au bon fonctionnement de la personne. Si toi tu es en bonne santé et que tu n’as aucunement besoin d’un tel médicament, tu risques d’endommager ton cerveau et peut-être t’obliger à être médicamenté pour le restant de tes jours.

Somme toute, ce qui est important pour nous que tu retiennes, c’est qu’un médicament peut importe lequel, sert à guérir une maladie ou un malaise quelconque. Seul le médecin peut prescrire un médicament et donner un diagnostic sur une maladie. N’oublie pas qu’il y a plein d’autre façon de triper et le sport produit en toi les meilleures drogues qui existent comme l’adrénaline.

[ 13 février 2008 ]
La grossesse et la toxicomanie

La grossesse et la toxicomanie, ne font pas très bon ménage. Il y a des conséquences graves reliées à cette consommation.

L’alcool

L'alcool traverse facilement le placenta, passant ainsi de la mère à l'enfant.

Lorsqu'une femme enceinte consomme une quantité d'alcool relativement importante et de manière fréquente, elle s'expose à donner naissance à un enfant pouvant présenter différents problèmes spécifiques.

Cet enfant sera atteint du Syndrome d'Alcoolisme foetal (SAF), conséquence la plus grave.

Le SAF se distingue par différentes manifestations selon le niveau et la durée d'alcoolisation de la femme enceinte :

•Avortement spontané
•Accouchement prématuré
•Malformations craniofaciales : crâne de petite taille, trait du visage aplati. Anomalies du système nerveux: manifestées par un développement incomplet de certaines parties du cerveau, traduisant par la suite un retard intellectuel sévère.
•Retard de croissance: Ces enfants seront en général de petites tailles à l'âge adulte.
•Malformations d'organes: le coeur, les organes génitaux et les articulations sont les plus touchés.

Le tabac

Saviez-vous que la nicotine traverse elle aussi la barrière placentaire !
Le rythme cardiaque du foetus s'accélère dès que la femme enceinte a fumé une cigarette. Voici les problèmes associés à la grossesse et la nicotine:
•Les nouveaux nés de mères fumeuses ont un poids inférieur à la normale.
•Augmentation du risque d'avortement.
•Augmentation des risques de malformation.

Pour toute maman désirant allaiter, il est indispensable de savoir que la nicotine passe dans le lait maternel.

La Marijuana

Plusieurs études démontrent qu’il y a des risques à consommer de la marijuana durant la grossesse.

En fait, des études suggèrent que l’usage de la marijuana durant la grossesse peut ralentir la croissance fœtale et diminuer un peu la période de gestation (augmentant possiblement le risque d’accouchement prématuré). Ces deux facteurs ont une sérieuse influence sur les chances que la mère ait un bébé plus petit que la normale à la naissance.

Les répercussions ne s’arrêtent pas là. Après l’accouchement, les bébés régulièrement exposés à la marijuana, due à la consommation de drogues de la mère, peuvent ressentir quelques effets de symptômes de sevrage, tels que des tremblements et des pleurs excessifs.

Voici ce qui peut se passer lors de consommation de marijuana après la grossesse.
•Les nouveau-nés de mère ayant consommé du cannabis pendant la grossesse présentent plus souvent des troubles du sommeil.

•Au cours du premier mois, ils présentent plus de troubles du comportement : tremblements, diminution de la puissance des pleurs et de la réponse visuelle aux stimulations lumineuses.

•Le cannabis exerce un effet négatif sur la croissance, visible entre 1 an et 9-12 ans : faible périmètre crânien.

•Vers dix ans, les enfants exposés sont davantage hyperactifs, impulsifs et inattentifs.

•Ils présentent plus de troubles scolaires (même si le QI est identique à celui des autres enfants) : diminution des capacités d'abstraction, du raisonnement en rapport avec la sphère visuelle.

•Certaines études différencient les troubles en fonction de la période d'exposition au cannabis. Ainsi, durant le premier trimestre de grossesse : troubles de la mémoire ; durant le deuxième trimestre : troubles de l'attention et impulsivité.

•D'autres auteurs montrent une augmentation des difficultés d'apprentissage de la lecture et du calcul, et des échecs scolaires deux fois plus fréquents.

•Et enfin, ces enfants sont plus souvent anxieux et dépressifs.

Les drogues et l’alcool peuvent irréversiblement endommager la santé de votre bébé. Cela pourrait prévenir votre bébé de souffrir.

[ 16 novembre 2007 ]
Comme chaque année, a lieu la semaine de prévention de la toxicomanie du 18 au 24 novembre 2007. Nous tenons donc à vous informer au sujet des différentes activités déployées par notre organisme qui auront lieu en lien avec cette semaine. L’objectif principal de cette semaine étant d’informer et de sensibiliser les jeunes et les adultes sur le phénomène de la consommation d’alcool, de psychotropes et même au niveau du jeu excessif, car il s’agit d’un phénomène grandissant!

« C’est pas illégal d’en parler », est le thème de cette année. Dans le but de sensibiliser au fait que tous ces produits qui sont très accessibles, ne sont pas sans conséquence lorsque l’on en abuse! Et en prévention, en parler est bien souvent le meilleur moyen pour éviter les abus. Alors pour l’occasion, différentes activités auront lieu majoritairement dans les écoles secondaires et centre d’éducation aux adultes.

Tout d’abord, il y aura des kiosques d’informations dans chacune des écoles, les élèves auront la chance de participer à différents concours et des ateliers seront offerts. On fera également la distribution du matériel promotionnel de la semaine. Notre grosse activité est le retour de notre jeu-questionnaire le TOXICOGÉNIE revu et améliorer nouvelle version 2007!!! Les élèves auront sûrement bien du plaisir à y jouer et ils seront plus sensibilisés sur le sujet.

Ensuite, en collaboration avec la table de concertation sur les dépendances Arthabaska/Érable, d’autres actions sont prévues. Le retour de nos napperons dans les différents restaurants de la région ainsi que des capsules radio en sont un exemple. Comme nouveauté, il y aura une conférence de presse pour permettre aux membres de la table de présenter le tout nouveau plan d’action à la population en générale.

Finalement, nous ferons une apparition à la télévision communautaire des Bois-Francs et nous donnerons également une entrevue à la radio! Le but étant toujours de sensibiliser le plus grand nombre de personnes possible.

Donc, n’oubliez pas « C’est pas illégal d’en parler !!! »

Pour information supplémentaire, contactez l’équipe d’Action Toxicomanie Bois-Francs

[ 13 septembre 2007 ]
Et ça recommence!

Il me semble que voilà pas si longtemps il était tout petit et il jouait avec leur poupée et leur camion et déjà le secondaire commence. Pour les parents, ce n’est pas toujours évident d’envoyer son enfant à la grande école et plusieurs parents redoutent les fréquentations de leurs enfants, mais aussi, la consommation de ceux-ci. C’est normal de s’inquiéter. Alors comment peut-on faire pour diminuer cette inquiétude face à la rentrée scolaire.

Même si vos enfants sont devenus des adolescents et qu’ils sont autonomes, ayez en tête qu’ils ont encore besoin de vous comme support. Ils ne vous laisseront pas voir ce besoin réel, mais comme lorsqu’ils étaient enfants, ils ont besoin de limites, d’heures d’entrées et d’être écouter. Être présent auprès de nos ados est une clé importante.

Pendant la période de l’adolescence, beaucoup de changements surviennent. Vous en rappelez-vous? La puberté, la recherche des amis, recherche de nouvelles sensations,… comme parents vous pouvez être de bons guides en étant disponibles. Vous vivez votre quotidien avec eux et quand vous leur parlez, vous avez de l’impact. Oui, oui, même s’ils font semblant qu’ils n’ont pas compris, ça reste dans leur tête. Ne vous gênez pas pour leur poser des questions et être attentif aux changements qu’ils vivent comme pour n’importe qui, la confiance se gagne.

Si vos enfants s’impliquent dans différentes choses (musique, sports, théâtre,…) encouragez-les. Même si ça peut être difficile pour les oreilles dans le cas de la musique, continuez à les encourager, ça vaut la peine. Le but des encouragements est de motiver votre ado afin qu’il puisse se développer au maximum de son potentiel. Ils ne le vous diront pas, mais ils apprécient se faire appuyer.

Dans la vie de vos ados, il y a plusieurs acteurs de leur réussite. Les professeurs en sont qui font parties prenantes de leur quotidien et ils voient un autre côté de vos enfants. Profitez-en pour aller aux rencontres de parents. Je sais que c’est du temps à investir, mais là où on investit, ça rapporte.

Pour terminer, il existe plusieurs services offerts aux élèves dans les écoles. Ses services sont très utiles, mais on peut oublier que comme parents, on peut aller chercher de l’information sur différents sujets : sexe, drogues, relation parents/ado, etc. N’hésitez pas à aller rencontrer les différents intervenants au besoin. Ils sont là aussi pour vous.

[ 11 juillet 2007 ]
La prévention a bien meilleur goût !

Saviez-vous que votre enfant est le prolongement de vous-même ? Il vous reflète ce que vous êtes et vous fait évoluer constamment. Donc, dans le même ordre d’idées, il est important de prendre conscience que votre consommation en tant que parent est le miroir de la consommation future de votre enfant. En effet, plusieurs situations peuvent en témoigner.
Par exemple, lorsque vous recevez des amis à souper et qu’il y a 4 bouteilles de vin vides sur la table de la cuisine. Ce geste, qui peut paraître anodin, n’est pas banal. Cette situation démontre à votre enfant qu’il est acceptable de boire de grande quantité d’alcool dans une même soirée. De plus, si vos convives quittent la soirée en état d’ébriété et qu’ils prennent leur véhicule, nous êtes biaisés dans votre éducation parentale. Vous êtes en train de dire à vos enfants que c’est acceptable et banal de prendre son véhicule en boisson. Même si votre enfant semble peu conscient des évènements, dites-vous qu’il observe et assimile à une vitesse éclaire.

Par ailleurs, vous pouvez poser des petits gestes qui feront toute la différence. Par exemple, au lieu de laisser les 4 bouteilles vides sur la table, pourquoi pas les serrer au fur et à mesure ? Je ne suis pas en train de vous dire de cacher votre consommation à votre enfant, mais de lui démontrer que la modération a bien meilleur goût. Bref, il est important de lui montrer l’exemple et d’être vigilant face à vos propres comportements. Voici quelques petites pistes de solutions. Premièrement, si vous prenez un verre, ne conduisez pas. Prenez donc, des services de raccompagnement comme tolérance zéro ou un verre de trop. Ces services vous ramènent à destination avec votre véhicule et vous donnez le pourboire que vous désirez. De cette façon, vous mettez toutes les chances de votre côté et vous apprenez à votre enfant à prendre ses responsabilités dans une situation qui peut être à risque pour lui ou pour les autres. Deuxièmement, ne montez jamais avec un conducteur qui a les facultés affaiblies. Encore une fois, ce geste sera significatif pour les décisions futures que votre enfant aura à prendre. Troisièmement, si vous sortez, laisser votre voiture à la maison. Sinon, désignez un chauffeur qui ne boira pas et qui vous raccompagnera après la soirée. Quatrièmement, en présence de votre enfant, buvez peu et lentement. Manger en même temps que vous buvez et espacez vos consommations. Finalement, prévoyez toujours 1 heure entre chaque consommation avant de prendre votre véhicule pour diminuer le taux d’alcool dans votre sang.

D’une autre part, la prévention de la consommation à risque commence en bas âge. Vos pouvez commencer très tôt à mettre en place des outils pour prévenir la toxicomanie.

Invitez votre enfant à prendre des décisions, « Je ne veux pas que tu écoutes la télévision ce matin, mais tu peux aller à la piscine ou aller au parc ». Qu'est-ce que tu choisis ? De cette façon, il apprendra à faire des choix et de n’être pas constamment dans l’ambivalence à chaque fois qu’il aura une décision à prendre.


Amenez votre enfant à voir les conséquences de ses décisions. Ainsi, il développera des compétences pour faire les bons choix. Par exemple, si éventuellement votre enfant avait à prendre la décision de conduire son auto en boisson, il pensera probablement aux conséquences que ce geste peut lui apporter, car il aura intégré ce processus de pensée depuis plusieurs années.

Offrez des choix à votre enfant seulement lorsqu’il y en a vraiment un. Ainsi, au lieu de dire : « veux-tu venir manger » lorsqu’au fond vous vouliez dire : « viens manger ». Il sera faire la distinction entre un choix et une demande directe. Il sera également être capable de faire face à l’autorité et à la critique constructive.

Établissez un contrat avec votre enfant pour certaines décisions (heure de sortie, tâches ménagères, etc.) Impliquez-le dans le processus de décision. Faites un contrat avec lui et établissez ce que vous attendez de lui et déterminez également avec lui qu’elles seront les conséquences s’il ne respecte pas le contact. Il est important que les deux parties signent le contrat pour que ce soit plus officiel. Ce contrat fera en sorte que votre enfant se sentira impliqué et en confiance. N’oubliez pas qu’un bon lien de confiance avec votre enfant implique que votre enfant sera porté à aller plus vers vous lorsqu’il aura une problématique dans sa vie.

Apprenez à dire non à votre enfant. L’important est de ne pas changer d’idée lorsque vous avez pris votre décision. Vous lui apprendrez donc, à gérer ses frustrations et lui apprendrez également à trouver des solutions pour diminuer son malaise. Par le fait même, lorsqu’il sera plus grand et qu’il vivra des frustrations il sera prendre des solutions saines au lieu de prendre un chemin facile comme la drogue pour soulager ses tensions.

Pour terminer, oui vous avez un rôle important à jouer avec votre enfant par rapport à sa consommation future, mais il faut aussi prendre conscience que la prévention est aussi une responsabilité sociale. On a tous un rôle à jouer pour prévenir la consommation à risque. Par exemple, pour l’alcool au volant nous avons une responsabilité, mais notre entourage aussi. Personne ne veut perdre son enfant dans un accident parce qu’il a pris la mauvaise décision. Personne ne veut perdre son enfant parce qu’il s’est fait frapper par un chauffeur ivre. LA PRÉVENTION NOUS CONCERNE TOUS ! C’est en posant des gestes au quotidien avec vos enfants que vous allez recueillir les bienfaits de la prévention et que vous allez accomplir en tant qu’adulte responsable.

Annie Plourde
Éducatrice en prévention des toxicomanies

Inspiré du site Internet de la société assurance automobile du Québec et du livret pour une meilleure harmonie familiale.

[ 15 mai 2007 ]
RED BULL

Saviez-vous que le mot RED BULL signifie taureau rouge! C’est l’entreprise Salzbourg en Autriche qui a fait ce produit. Dans les années 80, un jeune entrepreneur autrichien a découvert les . Il s’est aperçu que les hommes d’affaires asiatiques consommaient une boisson énergétique avant leur réunion importante afin de se garder éveillés et attentifs.

Il a donc eu l’idée de créer une boisson qui sera inspirée de ce sirop asiatique en se basant sur la boisson thaïe à base de taurine et de café.

Elle fût lancée en 1987, dans des canettes bleues à prix de vente élevé.

Depuis ce temps, plusieurs sortes ont fait leur apparition sur le marché canadien. Elles sont présentent sur les étagères en compagnie de boissons gazeuses, des jus et des boissons pour les sportifs. On les retrouve dans les épiceries, dépanneurs, station- service et les bars.

En voici quelques-unes :

•Rock Start
•Énergie
•Full trottle
•Red Bull

Saviez-vous qu’actuellement, seule la boisson énergisante Red Bull peut être vendue comme produit de santé naturel et comporte un numéro de produit naturel (NPN). Les autres nommés si dessus n’ont pas encore été évalués en vertu du règlement sur les produits de santé naturels.

Le Red Bull procure une stimulation mentale et physique pour une courte période de temps.

Voici ce que contient une canette de Red Bull :

•27g d’eau gazéifiée, sucre

•1000 mg de Taurine : c’est un acide aminé naturellement présent dans le corps humain, c’est une substance qui favorise les transmissions entre les neurones dans le cerveau. Elle se retrouve également dans le lait de croissance Nutrition de Nutricia.

•600 mg de Glucuronolactone : un sucre concentré qui a des répercussions néfastes sur la santé. Il accélère l’élimination des toxines en endogène et exogènes.

•La caféine contenue dans le Red Bull est une quantité équivalente a une tasse de café bien corsé. (300 mg par litre, soit 3 fois plus que dans le coca-cola).

•20 mg de vitamine acide nicotique

•5 mg de vitamine B6

•5 mg d’acide pantothénique

•0,005 mg de vitamine B12

•Contient des inositols, des citrates comme acidifiants, des colorants et des parfums.

Ce qui est le plus préoccupant pour cette boisson c’est le problème découlent de la surconsommation de boissons énergisantes et le mélange d’alcool. Ces boissons sont devenues très populaires dans les bars et le fait de mélanger ce produit à de l’alcool ne modifie en rien les effets sur notre corps. Ce qui veut dire qu’en réalité, nous avons encore le même taux d’alcool dans le sang, mais que c’est notre perception qui change.

Il est indiqué sur les canettes, que les enfants et les femmes enceintes ou qui allaitent ne doivent pas consommer de ce produit. Le fait que cette boisson augmente la tension artérielle et qu’elle augmente le niveau d’hormones d’effort, l’acidité de ce produit peut créer des effets secondaires désagréables.

Quelques symptômes dus à une absorption excessive :

•Déséquilibre électrolytique
•Nausée, vomissements
•Irrégularité de rythme cardiaque

Le Red Bull n’est pas une boisson recommandée pour les sportifs, car elle ne passe pas la soif. L’entreprise recommande même de mélanger le produit avec de l’eau si celui-ci est absorbé pendant un effort physique. Les boissons énergétiques sont également à éviter quand il fait très chaud, car elles ne favorisent pas la réhydratation.

Les boissons énergisantes ne devraient pas être confondues avec les boissons pour sportifs tels que Gatorade ou Powerade qui favorise la réhydratation. Elles contiennent des glucides, que le corps utilise pour faire le plein d’énergie et d’électrolyte.

Donc, il est à conseiller d’en faire bon usage et de bien respecter les quantités, car souvent on ne pense pas aux conséquences à long terme que cela peut créer sur notre santé.

Réf : Santé Canada

[ 4 avril 2007 ]
Le chocolat et le café… une drogue ?

Ne partez pas en peur… le chocolat, le café et les boissons gazeuses contiennent effectivement une drogue nommée caféine. C’est, en fait, un stimulant mineur du système nerveux central. Ce qui explique pourquoi nous sommes plus éveillés lorsque nous en consommons, ou encore pourquoi les enfants ne tiennent plus en place lorsqu’ils mangent du chocolat à Pâques. Combien de gens ne peuvent fonctionner sans avoir pris leur café le matin ?

Le café et le chocolat ont tous deux un très long historique et ils ont aussi un lien privilégié avec le développement de la société. En fait, le café est la drogue la plus consommée au monde et même qu’à la bourse, le titre du café est coté au 2e rang, tout juste après les produits pétroliers. Impressionnant.

Même si la caféine est très utile pour avoir de l’énergie, nous réchauffer après une journée de plein air hivernal ou pour accompagner nos plats gastronomiques de pizza du vendredi soir, la caféine peut avoir des conséquences sur la santé. Drogue légale, de façon positive, elle augmente l’éveil et la productivité, mais attention, avec excès, les effets négatifs arrivent rapidement. À grande dose, la caféine peut provoquer de l’insomnie, des tremblements, des problèmes digestifs, des tics nerveux, anxiété, hypertension et même des arythmies cardiaques. Ce n’est pas rien.

Même si la caféine a des effets positifs, ils sont souvent de courte durée. Souvent, au niveau des équipes sportives, les entraîneurs interdisent la prise de produits contenant de la caféine avant un match puisqu’il donne un « boost » d’énergie impressionnante et ensuite, une fois la réserve épuisée, laisse place à une fatigue tout aussi étonnante. Le joueur n’est donc plus fonctionnel et n’est bon qu’à réchauffer le banc.

Pâques arrive à grands pas et les commerçants remplissent leurs tablettes des différents produits de cacao. Un coup de marketing? Oui, mais quelle signification a-t-il vraiment? religion ou tout simplement de la gourmandise… allez-vous offrir du chocolat en cadeau cette année?

[ 11 décembre 2006 ]
Le décompte est commencé; POT et Alcool au volant

Dans peu de temps, la période festive commencera et des abus on fera. La bedaine trop pleine, on voudra l’oublier en s’envoyant quelques verres derrière la cravate. Après avoir profité, des cadeaux que le père Noël nous a apportés (bien sûr, parce qu’on a été gentil toute l’année), vient le temps de retourner au bercail. Mais attention! Êtes-vous en état de conduire?

La période des Fêtes est très propice aux abus d’alcool et souvent on se croit capable de retourner à la maison même si on est en état d’ébriété. Les gens utilisent beaucoup la pensée magique en se disant « Je ne me ferai pas arrêter, je vais passer par les rangs » ou encore « Je vais manger de la gomme, comme cela, ça ne paraîtra pas que j’ai bu ».

Dans la région des Bois-Francs et au Québec, il existe des services de raccompagnement qui sont « Tolérance Zéro » ou « Nez rouge ». Soyez plus brillants que ceux qui croient qu’il ne leur arrivera jamais rien, parce que la sécurité c’est autant pour vous-même que pour ceux qui vous côtoient sur la route. Lorsqu’on voit aux nouvelles une personne ivre qui a frappé un jeune ou un autre automobiliste, ça y est, cette personne est irresponsable, stupide, un criminel même. Donc, pourquoi ne pas se regarder le nombril un peu et faire les bons choix au bon moment.

L’alcool au volant, on le sait tous, c’est criminel, mais il y a une autre substance qu’on connaît très bien et qui est aussi criminel. Hé oui! C’est le Pot au volant. Le pot diminue nos facultés au même titre que l’alcool et certains médicaments. L’effet du pot est souvent sous-estimé. Les gens croient encore que les policiers ne font rien contre les automobilistes gelés. Détrompez-vous! Si un policier est en mesure de prouver qu’un conducteur est gelé, les mêmes mesures que l’alcool au volant sont appliquées; c’est-à-dire, suspension immédiate du permis, remorquage de la voiture, une amande, etc. Sans compter le risque plus élevé de causer un accident.

Plusieurs personnes utilisent des « trucs » pour dégriser plus rapidement. Des exemples : boire du café, prendre une douche froide, manger des mégots de cigarette, etc. Tout le monde a son truc pour reprendre la route. Ces fameux trucs ne fonctionnent pas, ce sont des légendes urbaines qui circulent depuis trop longtemps. Un seul facteur fonctionne pour éliminer le taux d’alcool dans le sang et c’est le facteur temps. Le foie élimine l’alcool à raison d’une consommation à l’heure. Et l’eau dans tout ça! L’eau ne fait qu’hydrater les tissus déshydratés par l’alcool et aide à éviter les maux de tête et la « gueule de bois » du lendemain.

De plus, lorsqu’on l’on parle d’être en « état de conduire » on parle aussi de la fatigue. Il est important de bien s’écouter et d’accepter qu’on n’est peut-être pas en état de conduire notre auto rendu aux petites heures, votre temps des Fêtes n’en sera que plus réussi. Et n’oubliez pas, comme adultes, nous devons donner l’exemple à nos jeunes!

Joyeux Noël et Bonne et heureuse Année

L’équipe d’Action Toxicomanie Bois-Francs


[ 9 novembre 2006 ]
ILS ONT TOUJOURS BESOIN DE VOUS

Bien sûr, en grandissant, les enfants revendiquent davantage de liberté, veulent se différencier des parents, et les prises de bec sont plus fréquentes. Mais ces comportements sont sains et font partie du développement normal d’un jeune. Cela ne veut pas dire pour autant que vous n’avez plus d’importance à leurs yeux. Ils ont encore besoin de vous, de vos conseils et de votre présence.

Si vous croyez néanmoins que votre enfant ne vous écoute plus vraiment, il est peut être temps d’essayer de nouvelles stratégies de communication. Lui demander son opinion peut être un excellent point de départ. Prenez le temps de bien l’écouter. Présentez-lui ensuite votre point de vue, tout en veillant à instaurer un climat qui favorise l’échange dans le respect mutuel.

Vous pouvez aussi utiliser un fait d’actualité pour discuter d’un sujet qui vous préoccupe et dont vous aimeriez lui parler sans qu’il se sente vis? (ex : accident causé par un jeune en état d’ébriété, fugue d’une adolescente, décrochage scolaire en hausse chez les jeunes, etc.)

Enfin, n’hésitez pas à vous informer sur un sujet qui vous préoccupe et dont vous savez peu de choses. Parfois l’information suffit à dédramatiser une situation et elle permet aussi un meilleur échange avec un jeune.

Mais quels que soient les obstacles qui surgissent dans la communication avec votre enfant, surtout gardez le contact. Il a besoin de vous et un jour, il vous en remerciera.

[ 18 septembre 2006 ]
Le temps des récoltes

Comme chaque année, le temps des récoltes de marijuana s’amorce. Le Québec est la province du Canada la plus productive en ce qui concerne la culture de la marijuana. Afin de contrer ce phénomène, la Sûreté du Québec a mis sur pied, depuis 1999, le programme Cisaille. Ce dernier vise à limiter l’expansion de la production de marijuana sur l’ensemble du territoire québécois. Contrairement à d’autres programmes de la SQ, tous les policiers sont appelés à participer à celui-ci afin d’augmenter le nombre de plants saisis. Ainsi, ce nombre est passé de 74 806 en 1993, à 345 000 en 2002 et à 750 000 en 2005.

Malheureusement, la récolte des plants coïncide avec la rentrée des classes et par le fait même la fin de l’emploi d’été de votre adolescent. Cela signifie donc la fin des revenus pour vos adolescents. Être engagé par un mariculteur devient une option attrayante, car le taux horaire peut varier entre 10 à 20 dollars de l’heure. Malgré ce salaire intéressant, les jeunes ne se rendent pas compte du risque que cela comporte. C’est pourquoi en tant que parents, il est important d’être à l’affût des indices précurseurs reliés à ce travail clandestin.

Premièrement, le travail de votre ado consiste tout d’abord à aller couper les plants dans les bois ou dans les champs de maïs. Une fois sur place une première coupe des feuilles est effectuée et transportée par véhicule jusqu’à un endroit désigné. C’est à ce moment qu’il est le plus risqué d’être arrêté pour production, possession dans le but d’en faire le trafic et ainsi être accusé au criminel. Une fois installés, les « employés » doivent couper les feuilles sur les cocottes et les entreposer pour le séchage de celles-ci. C’est lors de cette étape que vous pourrez détecter le plus facilement si votre enfant travaille clandestinement pour les mariculteurs.

Indices à observer chez votre adolescent :

Si votre enfant s’absente plus souvent les soirs et la fin de semaine;
Si votre enfant s’absente de l’école ou en revient plus tard qu’habituellement;
Si votre enfant vous évite ou s’il se dirige directement dans sa chambre lors de son arrivée pour que vous ne remarquiez pas la forte odeur que ses vêtements dégagent;
Surveiller le comportement de votre ado, car la consommation est souvent gratuite et abondante (les stimulants peuvent y être fournis pour un meilleur rendement);
Vers la fin des récoltes, vérifier les activités auxquelles votre jeune s’adonne et les coûts que cela peut engendrer versus leur revenu habituel.

Si vous remarquez un ou plusieurs indices chez votre enfant, n’hésitez pas à parler avec lui. Mais attention, il ne sert à rien de réprimander votre enfant, car il est important de garder une bonne communication et de parler avec lui de tous les risques que cela peut engendrer et qu’au fond qu’il sache que vous ne voulez que son bien. Par la suite, vous pourrez établir avec votre enfant de quelle façon il pourrait gagner de l’argent légalement et sans risque. Pour d’autres informations, vous pouvez nous contacter

[ 17 mai 2006 ]
La publicité et nos ados

La publicité de nos jours, il y en a partout, à la télé, à la radio, dans les revues, sur Internet, sur les autobus et même dans les toilettes publiques ! Nous sommes bombardés et les publicitaires doivent être de plus en plus inventifs, car les consommateurs ont un pouvoir, ils peuvent regarder ailleurs ou tout simplement changer de poste.

On ne naît pas consommateur, on le devient ! La pub a bien compris cela et sa raison d’être est de créer des consommateurs, et plus ils sont interpellés jeunes, plus cela rapporte puisqu’ils deviennent rapidement des clients fidèles pour les entreprises. C’est pourquoi les préados et les ados sont une clientèle cible de choix.

Ces publicités qui ciblent les jeunes véhiculent souvent des stéréotypes inaccessibles, comme la femme mannequin qui mesure 6pied et qui pèse à peine 100 livres. Ces images qui sont véhiculées ont un impact direct sur la perception qu’ont les jeunes de leur propre image corporelle, par exemple, les complexes qui sont très présents à cet âge, surtout chez les jeunes filles, peuvent se multiplier suite à des comparaisons à ces modèles.

Un autre problème qui est relié à cette surexposition de la pub serait la surconsommation, on veut tout et tout de suite. Cette réaction amène comme conséquence que les jeunes et les moins jeunes ont de la difficulté à se satisfaire de ce qu’ils possèdent. Le plaisir immédiat est très important, mais souvent de courte durée. Il s’agit donc d’apprécier ce que l’on possède de cette façon les attentes seront plus réalistes, alors les déceptions seront moins grandes. Comme dit la chanteuse Sheryl Crow dans une de ses chansons : « ce n’est pas d’avoir ce que tu veux, c’est de désirer ce que tu possèdes »

Mais comment comme individu, jeune ou parent pouvons-nous faire une différence? Eh bien, premièrement, en conscientisant nos enfants pour qu’ils portent un regard critique sur ces publicités que l’on voit tant. Autrement dit, de ne pas prendre pour du ‘cash’ tout ce que les campagnes publicitaires véhiculent comme message. Une activité simple peut faire un changement, comme de s’asseoir avec notre jeune et de regarder avec lui les revues qu’il lit et de partager notre point de vue. Il pourra ainsi développer une critique ? l’égard de ce qu’il voit.

Pour en faire un consommateur responsable, vous pourriez aller magasiner avec lui et le questionner sur ses achats : est-ce vraiment essentiel, pourquoi il achète cet article ? Il pourra de cette façon, faire des choix pensés et intelligents.
Ces petits moments pris avec votre ado vont lui permettre de faire des choix éclairés puisqu’il aura appris à développer son esprit critique et cela va lui être utile dans toutes les sphères de sa vie que se soient avec sa consommation de drogues, ses amis, au travail?

Il est certain qu’il faudrait plus d’une vie pour satisfaire tous nos besoins. La consommation est seulement un moyen pour combler ce manque, que ce soit la consommation de drogues ou de biens. Le seul moyen pour réellement se sentir bien est de se découvrir en tant qu’individu et de se poser les bonnes questions.

L’équipe d’Action Toxicomanie Bois-Francs
Inspiré de la revue « Actions tox, décembre 2001, volume 2 numéro 2 »

[ 2 février 2006 ]
Pas toujours facile de communiquer!!!

Nous savons tous en tant que parents que l'adolescence est une étape cruciale dans le développement de notre enfant. Ils sont habituellement en changement hormonal et physique, mais surtout ils sont en quête de liberté et d'autonomie. Souvent, les parents sont démunis devant l'attitude fermée et le non-désir de communiquer de leur adolescent. Ils sont souvent inquiets par rapport aux nouvelles fréquentations de leur enfant et ne savent pas toujours comment aborder le sujet qui leur semble si tabou: la drogue. J'entends déjà quelques parents me dire: "Mais comment faire pour parler à mon enfant de ce sujet".

Pour commencer, je pourrais vous dire qu'il n'y a pas de recettes magiques et que je ne détiens pas la vérité absolue. Par contre, je peux vous suggérer fortement de parler de consommation avec votre enfant dès l'enfance. Par exemple, vous pouvez tout simplement lui fournir de l'information pertinente sur les substances ? la place de lui inculquer des peurs sur ce sujet. Vous pouvez aussi tout simplement lui demander son opinion lorsque vous regardez un film, un spectacle ou une annonce publicitaire avec celui-ci. Ces méthodes de prévention permettront à votre enfant de prendre des décisions éclairées et de s'affirmer adéquatement lorsqu'il se retrouvera devant une situation à risque au court de sa vie.

De plus, le fait de favoriser la discussion en bas âge vous permettra ?également de solidifier votre lien de confiance et votre crédibilité auprès de votre enfant. Ainsi, lorsque votre adolescent vivra une période plus difficile, il aura probablement comme premier réflexe d'aller en discuter avec vous. Je crois qu'il est important de vous préciser que, lorsque vous parlez avec votre enfant vous devez être prêt à entendre ces propos, même si vous n'êtes pas nécessairement d'accord avec ceux-ci. Je ne suis pas en train de vous dire d'accepter tous ces dires, mais d'essayer de les comprendre dans la mesure du raisonnable. Cela dit, il faut accepter que notre enfant vogue sur des chemins différents de ceux que vous aviez souhaités pour lui. Il a peut-être des buts et des opinions qui diffèrent des vôtres, il est en train de forger sa personnalité?. Par ailleurs, même si votre adolescent vous demande d'être souple dans votre éducation, il est bien de lui mettre tout de même des limites. Malgré le fait que votre jeune cherche à repousser ces limites, vous devez les maintenir et faire en sorte qu'elles soient claires et bien établies. Celles-ci lui permettront d'évoluer dans un environnement sain et bien encadré. Elles lui permettront également de développer son jugement critique et par le fait même de définir ses valeurs personnelles.

En terminant, l'adolescence est remplie de bonheur ainsi que de tempête, c'est pourquoi il est primordial que vous restiez en contact avec votre adolescent. Même si votre enfant ne vous démontre pas qu'il vous aime et qu'il a besoin de vous, il le pense sincèrement, croyez-moi! En outre, je suis convaincue, que vous ?tes, de très bons parents et que vous essayez de donner le meilleur de votre bagage personnel à votre enfant. J'espère que cette chronique vous aura donné des pistes d'interventions aux niveaux de la communication parents/enfants. Cependant, rappelez-vous que vous avez tous votre propre personnalité et vos propres valeurs en tant que parent. Donc, que ces conseils soient pour vous le prolongement de votre propre opinion!

Annie Plourde
Éducatrice en prévention de toxicomanies

Inspiré du document ‘ La drogue si on en parlait ‘